2009-11-07

H1N1? Oui pis?

OK, j'avais dit que je ne me plaindrais pas de la grippe H1N1, mais là...

Depuis le début de la semaine, à l'endroit où je travaille, j'ai l'impression que de plus en plus de personnes en sont atteintes. C'est un concert grandissant de quinte de toux de plus en plus caverneuses. Il y en a qui toussent aux deux à trois minutes. C'en est énervant! Non seulement parce que ça déconcentre, mais aussi parce qu'il est difficile de savoir pourquoi les gens toussent autant.

Certaines compagnies ont pris des mesures drastiques: si les gens exhibent des symptômes grippaux, ils sont obligés de rester chez eux... avec salaire payé. C'est une initiative coûteuse, mais saine, à mon avis.

On ne cesse de nous rabattre les oreilles avec le fait que la grippe H1N1 est très contagieuse, même si elle n'est peut être pas aussi virulente que ce que l'on croyait à l'origine.

Je crois que dans beaucoup de cas, les employés se présentent au bureau qu'ils soient malades ou non, parce qu'en restant à la maison, ils ne seront peut-être pas payés. En fin de compte, cela créera deux perdants: la compagnie et l'employé. L'employé car il doit se déplacer et travailler alors qu'il ne se sent pas bien. La compagnie parce que cet employé sera moins productif et aussi car il risque de contaminer d'autres employés. Résultat: encore moins de productivité et un risque accru d'absentéisme.

À l'origine, je ne comptais pas me faire vacciner mais en fin de compte, je le ferai plus par devoir civique que par conviction personnelle. Au moins j'aurai fait ma part.

2009-11-05

Les hôpitaux du Québec... encore

Au moins, je ne me plaindrai pas de la grippe A(H1N1)!

Ce matin je devais avoir une rencontre avec deux spécialistes, afin de trouver une solution à un problème que je traîne depuis quelques années. J'avais un rendez-vous à 10h15 et l'autre à 11h30. Quand je suis finalement passé à 12h15, je n'ai vu qu'un médecin, Dr. F.

Pourquoi, parce que l'autre médecin (Dr. C) était aux prises avec une opération "héroïque" (aux dires de Dr. F) qui semblait mal tourner. Il accuserait donc un retard considérable, car l'opération s'effectuait dans un autre hôpital.

Je comprends que ces choses arrivent, mais ce qui m'a le plus embêté c'est que personne n'a daigné nous avertir de la situation. J'ai su ce qui se passait parce que je n'avais pas entendu la voix de Dr. C à l'intercom. Ce dernier est utilisé par les médecins pour appeler leurs patients.

En entrant dans le bureau de Dr. F, je lui ai fait part de mon observation. Après m'avoir examiné, il est parti voir l'assistante de Dr. C qui lui a alors confirmé qu'elle ne savait pas quand il reviendrait. Après en avoir discuté avec Dr. F, nous avons donc décidé de prendre un autre rendez-vous avec Dr. F pour effectuer le suivi adéquat.

Finalement, c'est moi qui ai expliqué ce qui se passait avec Dr. C aux patients qui attendaient. Il me semble que la moindre des choses aurait été de leur faire savoir au lieu de les laisser poireauter dans une salle d'attente, dans l'ignorance la plus totale.

Je suis sûr que si j'avais eu un chien ou un chat malade, on aurait pris le soin de me dire ce qui se passait.

2009-09-21

Le chant du leader

Je suis membre d'une chor... euh... d'un ensemble vocal depuis deux semaines. Ce weekend, nous avons eu notre première intensive. C'est-à-dire que nous avons passé deux jours en retraite, à pratiquer les premières chansons de notre spectacle de février.

Lorsque je me suis joint au groupe, je n'avais aucune idée à quoi m'attendre. Je ne les avais jamais vu chanter, je ne connaissais pas leur répertoire, rien. Mais dès ma première rencontre, je savais que j'étais au bon endroit.

J'ai été accueilli à bras ouverts, tout le monde a fait un effort pour venir me rencontrer et se présenter. (Une chance que je n'ai pas dû répéter le nom de toutes ces personnes...) On m'a fait savoir que je m'étais démarqué du lot: sur 30 auditions, seulement 12 personnes ont été retenues.

Ce weekend, les nouveaux étaient le centre d'attention: on nous a souvent mis en évidence (au grand dam de certains nouveaux!), on nous a fait honneur sur scène et on nous a introduit formellement par le biais d'un rituel musical qui se vit plutôt qu'il ne s'explique. Donc je ne tenterai même pas de le faire.

Ce n'est pas la première fois que je me joins à un groupe social de ce genre, mais c'est la première fois que je vis un accueil aussi chaleureux et aussi enthousiaste. Je crois que le directeur musical y est pour beaucoup.

Sylvain, notre directeur, est un passionné qui s'est joint à un choeur pour la première fois à l'âge de neuf ans. Pas tellement pour chanter, mais dans l'espoir qu'il aurait la chance de parcourir le monde. Il est directeur de notre ensemble depuis ses débuts il y a quatorze ans.

Lorsque les membres du groupe parlent de lui, c'est toujours en termes élogieux. On sent qu'ils l'aiment vraiment et qu'ils le voient comme plus qu'un simple directeur qui dit « quoi faire ». Cela lui permet de leur demander de faire certaines choses sur scène et ils acceptent de le faire de bon coeur, ce qui permet au choeur de s'améliorer d'année en année, en tentant des éléments de scène différents.

Je contraste cela avec un autre choeur où le directeur impose ses idées, sans nécessairement avoir l'aval des membres. En bout de compte, le groupe fera ce que demande le directeur mais le fera à contrecoeur et sans plaisir. Cela se ressent partout: dans les relations entres les membres, les discussions avec le directeur, le peu d'enthousiasme à promouvoir le spectacle et bien sûr, la performance qui en est affectée.

À certains égards, diriger un ensemble vocal c'est comme mener une petite ou une moyenne entreprise. Tout le monde se connaît, on a un contact direct avec le patron en tout temps et les problèmes personnels sont beaucoup plus visibles et dangereux. Dans une grande entreprise, on peut toujours déplacer les gens d'un département à l'autre ou même, renvoyer quelqu'un plus facilement car l'impact est plus diffus.

On parle souvent de la vision du chef d'entreprise comme étant une clé importante du succès de cette dernière. Mais cette vision ne sera qu'utopique si le leader n'est pas capable de la transmettre et de la faire accepter par ceux et celles qui le suivent. Au lieu d'être comme le flutiste de la fable qui entraine les enfants à sa suite simplement en jouant sa mélodie, il sera plutôt comme le capitaine de navire qui aura besoin d'un homme au tambour, un contre-maître avec le fouet pour faire avancer un navire auquel tous les esclaves sont attachés... et qui tournent le dos à l'endroit où ils se rendent.

Communiquer sa vision et faire en sorte qu'elle soit non seulement comprise, mais qu'elle soit également embrassée par d'autres, c'est le chant du leader. Et lorsqu'il le fait bien, on ne peut que se lever et danser.


2009-09-17

Facebook affecte-t-il votre recherche d'emploi?

J'ai lu un article intéressant ce matin sur CIOInsight.com. On y parlait des candidats qui se faisaient refuser un poste à cause d'informations qui se retrouvent sur Facebook. Parmi les résultats intéressants, j'ai noté ceux-ci:
  • 45% des embaucheurs consultent les réseaux sociaux pour déterminer la valeur d'un candidat potentiel
  • 35% des employeurs ont trouvé des informations qui les a incité à éliminer un candidat
  • Les raisons principales évoqués sont : photos et  contenu inapproprié (par exemple, par rapport à la consommation d'alcool ou de drogues), parler en mal d'un employeur précédent, utilisation d'émoticons dans les échanges de documents électroniques
Vous pouvez lire l'article complet ici : Facebook Activities Haunting Job Seekers - Careers

Sur le Web, rien n'est secret. De plus, tout écrit a une durée de vie... infinie. Les services d'archivage tels que Google, Archive.org et autres stockent de plus en plus de données, et en délaissent de moins en moins. Mêmes les correspondances entre individus ne sont pas à l'abri. L'utilisation d'Internet pour toute forme de communication vous expose à la possibilité que cette information fasse surface.

Quoi faire ? Voici certaines précautions qui peuvent aider :
  • Considérez toute communication comme une communication publique. Une fois que vous avez envoyé votre message ou document, vous en perdez le contrôle. Il se pourrait même que le message fasse le tour du monde en quelques minutes, si quelqu'un le trouve particulièrement intéressant.
  • Faites un suivi régulier de votre empreinte numérique. C'est à dire, faites des recherches régulièrement sur votre nom. Un service que j'utilise est Google Alerts. J'y ai inséré mon nom, le nom de ma compagnie et d'autres combinaisons similaires. Dès que le moteur de recherche de Google réalise que ces informations apparaît quelque part sur la Toile, je reçois un courriel. Je peux alors visionner l'information et agir en conséquence si nécessaire.
  • Si vos amis mettent de l'information compromettante sur vous dans un site public, demandez-leur de la retirer immédiatement. Plus vous êtes un personnage public, plus c'est important de le faire. Plusieurs personnes le font avec de bonnes intentions, sans en réaliser l'impact. D'ailleurs, certains divorces et ruptures sont causés par l'utilisation de Facebook. 
Les réseaux sociaux donnent parfois l'impression d'être dans une espèce de bulle ou de monde parallèle où l'on peut être qui l'on veut et agir à sa guise, sans que cela n'impacte la « vraie vie ». C'est tout à fait le contraire. Plus ces sites sont populaires, plus ils envahiront nos vies. Soyez sur vos gardes.

Bon, maintenant, cherchons "Laurent Duperval état second" sur Google...


2009-08-13

La loyauté au travail

Une récent sondage montre qu'il y une moins grande loyauté des employés envers leur employeur. Je ne suis pas surpris par ces résultats. En fait, je suis surpris que le taux de loyauté soit si élevé!

Une des erreurs stratégiques que beaucoup d'employeurs ont commise a été de sabrer dans les dépenses qui touchent l'amélioration de la main-d'oeuvre. Beaucoup de compagnies de formation ainsi que des formateurs indépendants, m'ont signalé une diminution dans leur chiffre d'affaires. Il y a  deux raisons principales: les compagnies attendent la reprise avant d'investir ou encore, elles considèrent que les dépenses de formation (ou coaching, ou conférences, ou...) ne sont pas essentielles et on élimine le budget alloué.

Dans un récent sondage dont les résultats ont été publiés dans le Globe and Mail, on a réalisé qu'une des cinq raisons pour lesquelles les employés quittaient était le manque de formation.

Au lieu de couper complètement dans les dépenses, les compagnies devraient chercher d'autres moyens de développer leur personnel. Certaines méthodes possibles:
  • Former des formateurs, ainsi la compagnie ne sera pas obligée d'aller à l'extérieur pour acheter une formation
  • Formation à distance: pour une compagnie qui ne peut se permettre d'envoyer ses employés en voyage pour suivre une formation, cela peut être un bon compromis.
  • À la Google: allouez une période fixe, chaque semaine, où les employés peuvent investir leur temps sur un projet qui leur tient à coeur. Dans bien des cas, les bénéfices de ces temps de recherche peuvent aider la compagnie, en plus de créer une plus grande loyauté de la part des employés.


2009-08-08

La valeur de l'expérience

Mon beau-père vient de me sauver plusieurs centaines de dollars. Hier, pour célébrer le retour de vacances de ma femme, j'ai tenté de lui faire un repas semi-gastronomique. C'est-à-dire que vous ne trouverez pas le plat sur le menu d'un restaurant cinq étoiles, mais personne ne mourra après l'avoir consommé non plus. Ou du moins, c'est ce que j'espérais.

J'ai donc mis l'eau à bouillir et j'y ai ajouté les ingrédients nécessaires à ma recette. Mais à un certain moment, j'ai réalisé que mon eau avait cessé de bouillir. Je croyais avoir éteint le réchaud par mégarde, mais en fait, non. Curieusement, j'ai remarqué que tous les témoins étaient éteints. Première impression? Un fusible a sauté. Mais après vérification, il s'avère que non. Donc je me suis dit que c'était peut-être les fusibles du four et non les fusibles de la maison. Je les ai tous vérifiés et j'en suis sorti bredouille. J'ai essayé quelques affaires encore, j'ai démonté l'arrière du four pour vérifier si les fils avaient brûlé. Rien, zilch, nada!

Mes connaissances en électricité ayant été épuisées, je me suis rendu à l'évidence: le four est mort, il faut en acheter un autre. Zut alors! Le lendemain, ma femme et moi nous sommes levés tôt (6h, chose que je ne fais que si j'ai à travailler) pour commencer à chercher des fours sur Internet. Comme nous attendons de la visite, il est essentiel de le remplacer au plus vite. Mais, avant de me rendre au magasin, je décide d'appeler mon beau-père, qui s'y connait en électricité. Après avoir discuté avec moi quelques minutes, il a bien réalisé que je tâtonnais comme un homme dans  une pièce de vaisselle de porcelaine: si je fais un faux mouvement ce sera la catastrophe.

Finalement, mon beau-père a décidé de se déplacer pour voir par lui-même ce qui se passait. Après un peu de recherches et des déductions astucieuses, il a trouvé une boîte de fusibles dont je ne soupçonnais pas l'existence: l'un d'entre eux avait sauté. Il a donc suffi de remplacer le fusible par un autre et magie: problème réglé! Dire que je m'apprêtais à dépenser $1000 pour régler un problème de $2...

De là la valeur de l'expérience. Comment l'expérience est-elle valorisée là où vous travaillez? Est-ce considéré comme un atout ou comme une dépense? Parfois, j'ai l'impression que beaucoup de compagnies coupent dans leur personnel car elles ont une vision à trop court terme. On regarde les chiffres et pour réduire les dépenses rapidement, on élimine des postes, de préférence les postes qui coûtent plus cher et qui sont souvent des postes occupés par des gens d'expérience ou des gens particulièrement performants.

Ce qu'on oublie dans ce genre d'exercice, c'est de s'assurer que l'on ne coupe pas trop profondément là ou cela fera mal à long terme, soit les personnes avec le plus de connaissances. On crée alors ce qu'on appel un brain drain (exode  de la connaissance) qui peut être très long et très difficile à remplacer. Pour éviter une telle situation, il faut prévoir le coup longtemps à l'avance. Voici quelque possibilités:
  • Assignez un mentor aux nouveaux ou aux gens qui commencent un nouveau poste afin qu'ils puissent se faire talonner et qu'ils puissent se faire enseigner les rouages du métier plus rapidement. C'est utile pour la nouvelle recrue et c'est valorisant pour la personne qui enseigne.
  • Gardez les personnes d'expérience à l'emploi de la compagnie pendant une période déterminée, afin d'effectuer un transfert de compétences aux nouveaux. Pendant cette période, la personne qui quitte n'est pas obligée de travailler à temps plein mais peut donner de son temps quelques heures par semaine, pour répondre aux questions et fournir de l'aide à ceux et celles qui en ont besoin.
  • Documentez le plus de choses possibles, surtout les cas d'exception. La documentation c'est long, c'est moche et c'est ardu. Personne n'aime en faire mais c'est essentiel pour assurer une survie et une longévité aux informations, surtout celles qui sont hors de la normale. Il faut voir la documentation comme une mesure préventive: si on ne la fait pas, ce n'est pas grave... tant qu'il n'y a pas de problèmes.


2009-07-23

Bêtes noires du français

Il y a certaines tournures de phrases qui me hérissent le poil lorsque je les entends. Ce sont des erreurs assez fréquentes ici, au Québec. Je ne me considère pas comme un expert de la langue française, mais j'ai de la difficulté à les accepter de la part des adultes. Chez un enfant, cela passe encore, mais lorsqu'on commet ces fautes encore à l'âge adulte, cela devient quasi-impardonnable. Voici celles que je trouve les plus embêtantes :

  • À cause de vs. grâce à : « J'ai eu la promotion à cause de mon meilleur ami. » Cette tournure de phrase n'est correcte que si vous en voulez à votre meilleur ami. En effet, « à cause de » est utilisé pour imputer une faute ou pour blâmer. Lorsque le résultat d'une action est positif, il faut plutôt utiliser « J'ai eu la promotion grâce à mon meilleur ami. »
  • Allumer vs. ouvrir : Dire « Ouvre la lumière » ou « Ouvre la télévision » est aussi ridicule que de dire « Ouvre la chandelle. » Pourtant, j'entends cette expression sans arrêt. On ouvre ou l'on ferme une porte, un tiroir ou une fenêtre. Par contre, on allume une lumière, une radio ou une télévision.
  • Réponse à une question négative : Celle-ci est plus embêtante, même pour moi. Imaginez la situation suivante : vous avez déménagé, mais vous n'avez pas changé de ville. Quelqu'un vous demande : «­­­­ Tu n'habites plus à Montréal ? » Que faut-il répondre ? Oui ? Non ? Les réponses que j'entends souvent sont : « Oui, oui. » ou encore « Ben oui. » En fait, la réponse correcte est « Si. » Les deux autres portent à confusion.

Cette semaine, j'ai rencontré un homme charmant et intéressant, avec qui j'ai discuté pendant près de deux heures. Vers la fin de l'entretien, il m'a demandé si ma façon de parler me causait des problèmes. Il trouvait mon français très correct et il m'expliquait qu'auparavant, lorsqu'un personne parlait un français correct, on la regardait avec suspicion. Selon lui, c'est moins pire maintenant, mais il dit qu'il y a encore des endroits au Québec où l'on se méfie de ceux qui ne parlent pas «&bnsp;québécois.&bnsp;»

Bah&bnsp;! Je préfère que l'on se méfie de moi, car je ne ferai pas exprès de parler mal.

Si vous avez des tournures de phrases que vous détestez, ajoutez-les dans les commentaires.